N'oubliez jamais
J'ai lu ce texte chez Vanille-Caramel <. Il m'a profondément touchée. Ce n'est peut-être pas le bon moment pour le publier mais il n'y a jamais de bon moment pour ce genre de chose. Et, malgré la préparation des fêtes de fin d'année, je tenais à vous le faire partager.
Voilà il y a 2 mois, j'avais 16 ans, j'ai été victime d'un viol. J'étais avec une amie et nous avions rencontré des gars. Comme on était 2, on pensait qu'il y avait beaucoup moins de danger que toutes seules. En fait, je crois que même a 2, il y a du danger mais c'est encore pire : on se croit plus forte mais ça revient au même. Donc nous avions rencontré 2 gars de notre âge. Ils étaient vraiment sympas, mignons, tout. Nous avions totalement confiance en eux. On les voyait tous les week-end, ils nous payaient tout le temps à manger et cela durant près d'un an. Nous sortions au cinéma, au bowling... Seulement tout cela avait un prix et nous l'avons compris bien plus tard.
Un jour, ils nous avaient donné rendez-vous (toutes les 2 : on y allait toujours à 2 : on se croyait plus protégées). Il pleuvait. Donc M. décide de nous amener chez lui, il n'y avait personne. Nous acceptons. Nous étions en train de regarder la tv quand S. prend ma copine à part dans la chambre. Cinq minutes après, j'entends des cris : j'essaye de me précipiter dans la chambre mais M. me retient et me plaque au sol. Il ouvre mon pantalon. Je lui demande "qu'est ce que tu fais ?" J'étais paralysée. Il ne me répond pas et sort son sexe. J'essaye de me débattre et je crie, il me frappe, m'insulte. Je pleure. Je lui demande "pourquoi ?". Il me répond "parce que tu es une femme : tu es une salope" et il me demande de le sucer. Je refuse. Je pleure. Je l'implore. Rien. Il enfile son putain de sexe dans ma bouche. J'étais humiliée puis il me prend par les cheveux et m'amène dans sa chambre. Là, je vois ma copine avec S.. Elle était en pleurs.
Il la tenait et la frappait. Puis M. et S. sont partis et nous ont laissées toutes les 2 dans la chambre fermée à clef. Pendant cinq minutes, on a cherché par tous les moyens de nous enfuir. Mais on était au moins au 10ème étage. Quand ils sont revenus, ils ne sont pas revenus seuls. Ils étaient avec une dizaine de connards. M. a dit : " les voici : vous pouvez en faire ce que vous voulez mais je prend mon pied en 1er" puis il a dit "salope vous êtes, salopes vous resterez". A ce moment là, j'ai compris que ma vie allait tourner au cauchemar. M. s'est jeté sur moi avec 2 ou 3 autres keums qui m'ont tenue et a commencé à me violer. J'avais mal, je voulais crier : impossible.
Quant à ma copine, elle a essayé de s'enfuir, ils l'on menacée avec un cutter puis l'ont violée. C'était affreux. J'ai dû avoir au moins 10 pénétrations, les gars me léchaient de partout, m'insultaient, rigolaient. Ils me frappaient et moi je pleurais. Ils sont allé chercher des objets pour nous les enfoncer. Tout y est passé. Ils nous brûlaient avec leurs clopes puis ils ont pris des ciseaux et nous ont coupé les cheveux n'importe comment. Les gars me pénétraient avec leurs saletés de sexe et c'était à celui qui rentrait le plus vite.
A la fin, il nous ont lâchées et nous étions épuisées, mortes, ils nous ont demandé de nous lécher entre nous. Nous avons refusé. Ils nous ont frappées. Nous nous sommes exécutées. Je n'ai jamais été aussi humiliée de ma vie. J'étais souillée. Enfin, ils nous ont laissées partir et ils rigolaient. Avant de partir j'ai dit à S. et M. que j'avais confiance en eux et que je n'aurais pas cru ça d'eux et ils ont répondu : "maintenant que nous avons couché ensemble, nous aurons encore plus confiance aux femmes."
Nous étions épuisées. On ne pouvait plus marcher. Le soir, nous ne sommes pas rentrées chez nous, nous avions honte. Nous avons dormi une nuit à l'hôtel. Nous étions sans vêtement, les cheveux coupés n'importe comment, avec des blessures partout, les yeux rouges.
Finalement j'ai dû rentrer chez moi. J'ai porté plainte et raconté à mes parents mais j'ai dit que je ne connaissais aucun gars de peur des représailles. Une semaine après, je reçois un texto de M. qui me dit : "tu veux qu'on remette ça salope, ça t'a plu, hein ?" Maintenant je ne peux plus parler à un homme. Je ne peux plus vivre normalement. J'ai vécu l'enfer et je ne le souhaite à personne. Retenez ceci et dites vous que ce n'est pas parce qu'on est plusieurs qu'il y a moins de danger. C'est ce que nous pensions et on osait faire ce qu'on voulait sous prétexte que l'on était 2.
Maintenant j'ai un psy et j'essaye d'oublier mais je sais que je n'y parviendrais jamais.