Ca donne des idées, n'est ce pas ?

Publié le par Angelyz

    Peine de prison pour un gréviste fonctionnaire.....

     Et oui, les zétasunis ont encore frappé ! La Cour Suprême a infligé une amende de 1000 dollars et une condamnation de 10 jours de tôle à Roger Toussaint. La raison ? Il avait été l'instigateur d'une grève dans les transports en commun à New York en décembre dernier et qui avait paralysé la ville pendant 2 jours. Il faut savoir que dans ce pays là, les grévistes fonctionnaires sont passibles de ces peines..

     Alors, à quand l'application pour la France ?????

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Publié dans Actu - société

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J
Il n'est effectivement pas possible de surtaxer les entreprises, surtout les plus petites...  C'est elles qui constituent la force dynamique de notre économie.<br /> Deux éléments de comparaison peuvent être retenus : en Allemagne les grèves étaient rares car le patronat comme les ouvriers avaient peur de ces grèves et travaillaient vers un objectif commun. <br /> En France les grèves sont fréquentes et souvent inefficaces, au final elles diminuent le pouvoir d'achat du consommateur. De plus, les motivations politiques ne sont pas exempts de ces grèves. <br />  L'hypothèse de solution avait l'avantage de permettre la poursuite du travail : les grévistes comme les non grévistes travailleraient, puisque l'enjeu de la grève serait une lutte financière. Les prélèvements devraient être proportionnels : 1/30e du revenu des employés, idem pour le patronat. L'Etat arbitre retient le tout, et pourrait ensuite ce servir de cette masse pour équilibrer la santé financière de l'entreprise et des ouvriers, si besoin. <br /> Au final : le travail est réalisé à temps puisqu'il ne s'est jamais arrêté (l'usager ou client est respecté, le patron n'a pas de pénalités pour retard, l'ouvrier peut être fier du travail réalisé). L'équité est respectée avec les mêmes proportions de retenues pour l'ouvrier et le patron, et l'Etat dispose d'une masse financièrepour rétablir la situation financière de l'entreprise et/ou de l'ouvrier au cas où, ainsi que de moyens de pressions non négligeables... <br /> Mais tout ceci suggère une autre culture syndicale, d'entreprise, de rapport à l'Etat. Peut-être tout cela n'est-il qu'utopie ? Pourtant, de 1945 à 1989 les grèves ont été rares en Allemagne dans la sidérurgie, justement à cause de cet équilibre des pouvoirs et des capacités de négociation et d'organisation de tous les partenaires de l'entreprise...
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A
honnêtement.. tu crois vraiment que l'état se servirait de ces 1/30ème pour les reverser ensuite ? celà équivaudrait à dire dans un moyen ou long terme que tu fais grève mais que tu es payémais avoir une culture française syndicale différente de celle de jourd'hui ne pourra être changée aussi facilement que tu le penses vu que le français est, à la base, presque réac, on va dire
J
Application difficile... J'en conviens. Aux Etats-Unis où l'Etat peut arbitrer entre des collectivités territoriales dont les impératifs sont également (et parfois principalement) économique, la solution serait peut-être plus applicable. <br /> En France, tout se jouerait branche sectorielle par branche sectorielle. Pour le privé, la marge de manoeuvre est limitée : négociations pour l'aménagement des retenues sur salaire en échange d'une non cessation de l'activité, mais en contrepartie  prélèvement plus important sur les bénéfices de l'entreprise ? Pour le public, la situation serait là encore extrêmement variée. Les agents SNCF côtisent pour financer leurs grêves (comme en Allemagne où les grêves sont rares mais peuvent être très dures et longues à cause de ce financement, par exemple dans la metallurgie). Les moyens de pression sur eux seraient donc moins importants. Il me semble que pour le public il faut s'adresser à la conscience des fonctionnaires. Un exemple édifiant et peu connu (cela va contre les stéréotypes) : de nombreux enseignants qui se déclarent en grêve continuent d'effectuer leurs cours pour toutes les classes à examen (terminales, 1ère...). <br /> Le bien de l'usager est au centre de l'idéologie de nombreuses catégories de fonctionnaires. Pour  que l'exemple des enseignants se généralise il faudrait donner conscience des enjeux à l'individu employé. Le bénévolat joue un rôle important et croissant en France. Ces volontaires effectuent régulièrement des actes difficiles, sans rémunérations. D'un autre côté des individus décident de ne plus fournir un travail pour lequel ils reçoivent une rétribution. L'étude de l'écart entre ces deux mentalités recèle probablement les solutions sur une approche valorisante et motivante du travail (origine latine : tripalium : l'instrument de torture !).
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A
prélèvement plus important ? c'est pas poss, on est déjà suffisamment taxés ! (je parle essentiellement du bâtiment mais dans les autres secteurs, ils doivent l'être aussi, et bien !) et puis, avec ta méthode, ce serait l'entreprise qui serait plus touchée alors même que son but n'est pas de subir une grève..pour la conscience des fonctionnaires, je te dirais que peu de salariés (privés ou publics) ont une conscience.. il n'y a qu'à voir comment tes dossiers sont traités, quand ils doivent te rappeler et combien le font et quand le font ils................. et perso, dans mon cas, je n'ai jamais entendu de profs qui continuaient à faire les cours pour ceux qui devaient passer un exam à la fin de leur année..pour ce qui est de donner conscience des enjeux,  c'est totalement utopiste car notre société est à l'heure de l'individualisme, je dirais même de l'égoïsme.
J
Le problème repose dans le nécessaire équilibre entre droit du salarié, droit du patronat, droit de l'usager. Si tous les pouvoirs résident dans une seule main, alors la situation aboutit à des excès. La grêve est illégale dans les métros new yorkais. La solution du jugement pour la sanctionner est-elle bonne ? Cela confère un pouvoir presque discrétionnaire à l'employeur : pas besoin de se soucier de ses employés, ceux-ci n'ont pas la possibilté de négocier car ils n'ont pas de moyen de pression  sur le patronat. <br /> Dans ce cas particulier ce qui me pose problème n'est pas la sanction financière, mais la prison pour Roger Toussaint. Ce que je sais des prisons américaines ne me dispose pas à envoyer un gréviste dans cet enfer, même pour dix jours.  <br /> La mégapole New yorkaise a besoin de son métro pour la faire fonctionner. Il faut protéger l'usager... Alors ?<br /> Hypothèse de solution :  Pourquoi pas une déclaration de grève dont le résultat serait non de faire cesser les machines, mais d'opérer un double prélèvement financier sur l'employeur et les salariés ? L'Etat arbitre agirait ainsi. Dans une société où l'argent est presqu'une fin en soi l'employeur serait frappé dans ses objectifs de recettes et dans les primes liées à ceux-ci. Dans le même temps, l'employé verrait ses revenus baisser. Le conflit ne concernerait alors que les deux parties en lutte, et en aucune façon l'usager.
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A
les moyens de pression n'existent pas dans certains secteurs. dans le bâtiment, tu fais grève, t'es pas payé, point barre.. ta soluce est pas mal mais les usagers seraient pénalisés dans la mesure où les grévistes feraient quand même leur grève.. un exemple : dans ma boite, un ouvrier a voulu faire grève et a suivi une manif anti cpe. il n'a pas été payé mais celà ne l'a pas dérangé.
T
est ce que cela serait dissuassif ?<br /> à moins de faire payer directement ces amendes aux syndicats....
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A
perso, je trouve pas mal cette idée zétasunienne.. c'est comme si la caf était payée au dossier résolu.. je pense qu'on avancerait bien mieux !